Syndrome wobbler

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Syndrome de Wobbler  (WS)

Spondylomyélopathie cervicale

ou instabilité cervicale caudale (ICC)

 

 

C'est une maladie neurologique particulièrement invalidante que l'on rencontre plus fréquemment chez les chiens de grand format. De nombreuses questions se posent encore sur la nature et sur l'évolution de cette maladie.

Pour l'anecdote, chez le cheval, le syndrome  de Wobbler est aussi dénommé "mal de chien" et c'est une des affections neurologiques les plus fréquentes du jeune cheval de 6 mois à 7 ans.

Pour ce qui est des races de chiens plus atteintes que d'autres, je cite cet extrait à propos du cheval mais qui est parfaitement adaptable aux chiens :

"Il existe peu d’études précises concernant une éventuelle prédisposition raciale du WS. Bien que toutes les races puissent être touchées, certains auteurs relatent une prédominance des Pur-sang ... Toutefois, ces données pourraient être biaisées par la forte proportion de Pur-sang dans la population étudiée..., par les méthodes d’élevage utilisées dans cette race (sélection sur des niveaux de performances élevés, et suralimentation visant à obtenir une croissance rapide et un développement musculaire précoce)..., ou par le prix de ces animaux excluant les chevaux de races plus rustiques des statistiques (seuls les chevaux de prix peuvent bénéficier d’examens)" (B. Pujol)

 

 

Divers termes définissent le syndrome Wobbler :

  • spondylopathie cervicale

  • spondylomyélopathie caudale cervicale

  • instabilité cervicale vertébrale

  • instabilité cervicale caudale ou ICC

  • "mal de chien"

  • .....

L'âge de survenue varie  de manière importante d'une race à l'autre allant des premiers  mois pour le Basset Hound, vers les 6 mois pour le Masstif, à partir de 5 ou 7 ans pour le Dobermann ou le barzoï.

Il est probable que ce symptôme englobe en fait des affections différentes et il conviendrait de vérifier que la forme rencontrée dans une race soit toujours la même

 

 

Symptômes

 

  • compression  de la moelle épinière cervicale (myélopathie)  (déformation statique et compression dynamique)

  • compression des nerfs spinaux (radiculopathie)

  • douleur cervicale

  • port de la tête bas, cou en flexion

  • ataxie (incoordination des mouvements due à une atteinte du système nerveux central sans atteinte de la force musculaire) des membres pelviens

  • parésie (faiblesse, paralysie légère consistant en une diminution des possibilités de contraction ) progressive sur les membres thoraciques

  • amyotrophie (diminution de volume des muscles. Cette fonte musculaire ne concerne que les muscles striés c'est-à-dire les muscles sous la dépendance de la volonté.)des muscles sous-épineux et sus-épineux

  • symptômes respiratoires

  • tétraplégie (paralysie des 4 membres) (rare)

Toujours chez le cheval mais avec une possibilité de comparaison avec le chien, voici une description progressive des signes cliniques

"Les débuts peuvent être insidieux avec une simple baisse de performances à l’entraînement ou en course, une boiterie d’origine inconnue, ou pour des problèmes d’équilibre (cheval qui trébuche ou tombe fréquemment) ... Le motif de la consultation est en général une ataxie qui a été exacerbée par la mise à l’entraînement, ou une ataxie qui serait apparue brutalement suite à un accident, une chute ou un traumatisme .. Dans ce cas, il est, le plus souvent, impossible de préciser si c’est la chute qui a provoqué l’ataxie ou le contraire. Le cheval ne semble pas avoir conscience de la position de ses membres ni du degré de flexion de ses articulations. L’ataxie se manifeste par plusieurs signes caractéristiques. A l’arrêt, on note une augmentation du polygone de sustentation. Le cheval se tient les membres écartés à la recherche de stabilité. Lorsqu’il se déplace, les signes cliniques sont surtout marqués sur les membres postérieurs. Seuls les cas très avancés présentent des troubles des membres antérieurs et une tétraparésie ataxique pouvant aller jusqu’au décubitus. Le cheval a tendance à laisser traîner ses pieds, ils peuvent même se croiser. On note l’apparition d’un retard à la protraction des membres produisant une foulée plus longue que normale, et une tendance de l’arrière-main à s’affaisser légèrement (position plus accroupi que d’habitude) qui donne à la démarche du cheval une certaine nonchalance . Ses postérieurs effectuent des mouvements de circumduction (ils ont une trajectoire en demi-cercle)... L’élévation de la croupe étant insuffisante,  l’abduction est nécessaire à l’engagement du membre pelvien. La circumduction résulte donc de la combinaison d’abduction et d’hypométrie .. Il arrive aussi qu’il soulève exagérément l’un de ses membres pour le projeter ensuite violemment vers le sol (dysmétrie). Lorsqu’on compare les antérieurs et les postérieurs, on peut noter une différence notoire dans le bruit de chute du pied sur le sol . Le cheval peut aussi présenter un certain degré de spasticité (mouvements raides avec peu de flexion articulaire). Cette attitude est exacerbée quand le cheval recule ... Le défaut d’impulsion des postérieurs au galop peut être mis sur le compte d’une parésie ou faiblesse musculaire ou d’une ataxie. Il est difficile de distinguer une parésie d’une ataxie par un simple examen clinique, mais cela n’a guère d’influence sur la localisation de la lésion  En effet, les fibres motrices descendantes et les fibres ascendantes de proprioception sont en relation étroite dans la substance blanche de la moelle épinière"  (B. Pujol)

 

 

Causes possibles

 

  • sténose du canal vertébral

  • instabilité vertébrale

  • anomalie des tissus mous

  • protrusion d'un disque vertébral

  • facteurs nutritionnels

  • stress traumatique

  • dégénérescence chronique du disque intervertébrale (hernie discale ou instabilité vertébrale)

  • malformation osseuse congénitale (rétrécissement du canal médullaire, déformation des facettes articulaires, malformation des pédicules, malformation de l'arc vertébral

  • anomalie du ligament jaune  (hypertrophie ou hyperplasie)

 

Diagnostic

 

  • examen neurologique pour voir une lésion

  • examen radiographique des vertèbres cervicales pour dépister une sténose du canal vertébral, une malformation d'une vertèbre (C7)

  • myélographie pour déterminer la localisation, la sévérité et la nature de la compression

  • scanner pour déterminer la localisation, la sévérité et la nature de la compression

  • IRM pour une bonne visualisation des tissus mous

  • chez les jeunes chiens :

    • subluxation atlanto-axiale   (instabilité entre les 2 premières vertèbres cervicales)

    • kystes arachnoïdes, synoviaux  (Les kystes arachnoïdiennes sont déformations de type liquidienne entourée d' arachnoïde (une des trois méninges de recouvrement et de protection du système nerveux central)).

    • syringohydromyélie (petite fosse caudale entraînant une surcharge et une hernie du cervelet, bloquant le flux du liquide cérébrospinal provoquant une cavité)

    • maladies inflammatoires du système nerveux

    • traumatismes

  • Chez le chien adulte

    • hernie discale

    • myélopathie ischémique (maladie vasculaire de la moelle épinière)

 

Traitement

 

  • traitement conservateur pour éviter l'apparition de signes cliniques chez les animaux à risque

  • traitement médical permettant de stabiliser le problème pendant une période plus ou moins longue

  • traitement chirurgical  basé sur :

    • l'arthrodèse des vertèbres cervicales (geste chirurgical dont la finalité est de provoquer l'ankylose (immobilisation) d'une articulation.)

    • corpectomie : exérèse (le retrait = « ectomie ») du corps d’une vertèbre

    • laminectomie : Intervention chirurgicale consistant à supprimer une ou plusieurs lames vertébrales (parties osseuses formant l’arc postérieur des vertèbres), afin de diminuer une compression ou de redresser la colonne vertébrale

 

FAQ

Question : Je voulais prendre un reproducteur Léonberg mais j'ai  entendu dire qu'il était atteint du  syndrome de wobbler, est ce la même chose que la neuropathie?

Réponse : En principe, ce n’est pas la même chose que la pathologie intitulée "neuropathie du léonberg".. Il existe beaucoup de problèmes neurologiques liés à des causes mécaniques (syndrome de Wobbler) virales, génétiques etc.. dans toutes les races de chiens et chez les humains

Un chien qui a eu la maladie de lyme peut présenter aussi des problèmes neurologiques semblables, même chose pour l'épilepsie.

Dans le syndrome de Wobbler qui touche en priorité les chevaux, cela tient à la forme du cou. Cela touche en priorité les races de chiens qui ont un cou redressé naturellement par rapport à la ligne de dos.

A mon avis : normalement le léo devrait avoir la tête alignée dans le prolongement du corps et non pas  « redressé fièrement » comme on le demande dans les expositions. La sélection porte, de plus en plus sur des léos qui porte la tête comme des dogues allemands. Par conséquent, on peut penser qu’il y aura de plus en plus de syndrome de Wobbler dans le léo comme dans cette race.

Un deuxième avis : si vous avez "entendu dire que..;" le mieux c'est de vous renseigner à la source, au propriétaire et/ou à l'éleveur du chien. Ils seront plus à même de vous dire ce qu'il en est réellement. Et, une petite visite de votre part pour voir le futur reproducteur et vous faire votre propre opinion sera une excellente chose  Bernadette

 

Référence

Le Wobbler Syndrome chez le cheval. Spondylomyélopathie cervicale ou «Mal de chien» : Étude bibliographique.(B.Pujol; D Mathon)

Hérédité d'un syndrome d'ataxie médullaire cervicale (Wobbler syndrome) chez le Mastiff  (B. Denis; L. Marescaux)

 

Liens

Ihttp://www.vet-alfort.fr/consult/chir2/txt/IAA/index.html

http://www.vulgaris-medical.com/

http://www.fckc.com/cavalier-king-charles-sante-maladies_ignorees-syringomyelie_description.html

http://c.a.m.b.free.fr/Articles/wobbler.pdf

http://wwwbibli.vet-nantes.fr/theses/2002/bernard02-150/part2b_2.pdf

 

 

Document mis à jour le 06/01/2010

 

 

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