Sélection
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Notions de SélectionD'après la thèse : "Amélioration génétique et rationalisation
de l'élevage canin"
Cas particulier de l'espèce canine
Sélectionner, c'est "choisir" les objets, les individus qui conviennent le mieux; sélectionner des animaux, c'est choisir ceux des reproducteurs qui possèdent les caractères, les aptitudes que l'on désire perpétuer dans l'espèce, c'est les classer d'après leur valeur génétique estimée afin de ne retenir que les meilleurs. ... Principes généraux de l'amélioration génétique
L'amélioration génétique des races animales est longtemps restée plus ou moins empirique, mise en œuvre par des éleveurs isolés; avec les progrès de la génétique quantitative, les méthodes se sont affinées. Aujourd'hui, elles s'appliquent non seulement aux caractères quantitatifs, caractères à variation continue déterminées par des gènes nombreux et pour la plupart non identifiables individuellement, mais aussi à des caractères à déterminisme génétique plus simple, gouvernés le plus souvent par un couple de gènes allèles; ces caractères sont souvent appelés caractères qualitatifs et font l'objet d'actions d'amélioration génétique lorsqu'ils présentent un réel intérêt zootechnique. les caractères dits qualitatifs sont relatifs à la nature des individus; ils concernent le plus souvent leur aspect extérieur, leur apparence : ils ne sont généralement pas mesurables; on se contente d'une appréciation visuelle, plus ou moins subjective; on les enregistre sans réaliser de mesures, d'où l'adjectif de "qualitatif". la variation constatée entre les individus d'une même population, d'une même lignée ou d'un même élevage, est discontinue, c'est -à-dire qu'ils peuvent être classés en un petit nombre de catégories distinctes et bien définies. Au contraire, les caractères dits quantitatifs sont mesurables chez les individus qui les expriment; chaque animal peut être caractérisé par le résultat d'une mesure objective, plus ou moins précise : la valeur observée (on parle également de performance ou de valeur phénotypique); une quantité étant tout ce qui peut être mesuré, tout ce qui est susceptible de diminution ou d'augmentation, on parle donc de caractère "quantitatif". La variation mesurée est le plus souvent continue : il n'y a pas de distinction nette entre les différentes performances qui varient progressivement entre des valeurs extrêmes Les caractères qualitatifs et quantitatifs réagissent également différemment aux actions du milieu extérieur, l'influence du milieu étant définie comme l'ensemble des interactions entre l'organisme et les objets matériels, les êtres vivants, les conditions physiques, chimiques ou climatiques : les caractères qualitatifs ne sont généralement pas tributaires de l'action du milieu, alors que l'on vérifie quotidiennement que les caractères quantitatifs sont plus ou moins influencés par les conditionnement du milieu L'évaluation des reproducteurs prend en compte, selon les caractères que l'on désire améliorer, les performances des individus eux-mêmes (sélection massale) ou d'apparentés (parents, collatéraux, descendants). les données, après correction visant à neutraliser les effets du milieu, sont traitées pour aboutir au calcul d'un "index", qui exprime la valeur génétique des individus. les meilleurs animaux sont ainsi retenus pour la reproduction. ils peuvent être directement et largement utilisés dans la population soumise à sélection grâce à l'insémination artificielle, mais s'ils sont utilisés en monte naturelle, le progrès génétique sera moins rapide. Si la sélection permet, seule, de progresser continuellement sur le plan génétique et demande, pour ce faire, d'être conduite rationnellement à chaque génération, elle peut être un peu plus valorisée par l'utilisation des populations sélectionnées dans des schémas de "croisements". ces derniers, simples ou complexes, impliquent cependant qu'à une génération donnée, le plus souvent la première ou la deuxième, tous les animaux métis obtenus (qualifiés abusivement d'"hybrides") ne soient jamais exploités pour la reproduction. l'intérêt des croisements est double : exploitation de la complémentarité d'aptitudes entre races parentales, exploitation de l'hétérosis (ou vigueur hybride) Dans tous les cas, sélection ou croisements, dans toutes les espèces, une même réflexion générale guide le généticien : elle comprend le choix des objectifs et des critères de sélection d'abord, le choix d'une méthode de sélection ou d'un système de croisement dans un second temps. FAQ
Question : j'ai entendu parler de l'épigénétique. Qu'est ce que c'est? Réponse : On appelle épigénétique un certain nombre de mécanismes transmissibles et réversibles qui déterminent l’expression (ou non) d’un génome sans pour autant qu’il y ait des changements dans les séquences nucléotidiques. Ce type de régulation peut cibler l’ADN, mais également les ARN ou les protéines, et agir au niveau du noyau ou du cytoplasme de la cellule. Les modifications épigénétiques constituent l’un des fondements de la diversité biologique. Il suffit pour preuve de constater les différences qui existent entre des clones ou de vrais jumeaux, qui ont pourtant le même matériel génétique, c'est-à-dire le même génome. Les phénomènes épigénétiques constituent un programme qui déciderait quels gènes activer ou inhiber. L’environnement influence ces signaux épigénétiques qui peuvent ainsi subir de petits changements. Ces épimutations sont plus fréquentes que les mutations classiques de l’ADN. Ce phénomène implique également que certaines maladies ne sont pas forcément dues à une variation de la séquence d’ADN mais peut-être à des épimutations. Samuel
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