Path. infectieuse

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La pathologie des collectivités canines et félines est encore imparfaitement connue et répond à des facteurs d'apparition au sein desquels l'environnement a une grande importance. de ce fait, l'approche des maladies dans un élevage de carnivores domestiques est très différents de l'approche individuelle d'un animal malade et les vétérinaires généralistes ne savent pas toujours très bien quelle démarche diagnostique adopter face à une pathologie de groupe.

les maladies de collectivités des carnivores domestiques ne semblent pas en régression en France, bien au contraire. Aussi la lutte, qui doit commencer par une gestion sanitaire rigoureuse des élevages, doit être renforcée.

Rn règle générale, il faut rappeler l'importance de l'hygiène de l'élevage dans la sensibilité des animaux, ainsi que les synergies microbiennes dans l'abaissement du seuil d'apparition de maladies. A cet égard, le parasitisme, notamment digestif, semble jouer un rôle non négligeable

Nature du risque infectieux

Dans les collectivités canines, la maladie virale qui préoccupe le plus les éleveurs est assurément la parvovirose. la maladie de carré est également encore fréquente et préoccupante en raison des séquelles qui l'accompagne. l'hépatite de Rubarth est plus rare mais provoque une mortalité parfois élevée. le syndrome "toux de chenil" est dû à plusieurs agents pathogènes, avec une forte composante de facteurs environnementaux.

La rage doit faire l'objet d'une attention toute particulière (il s'agit d'une zoonose majeure). Sa vaccination est interdite avant l'âge de trois mois (le législateur a voulu exclure tout risque d'échec vaccinal dû à la présence d'anticorps maternels)

L'herpes virose canine peut être enzootique et poser de réels problèmes en collectivité. Une vaccination des futures mères au début des chaleurs et 10 jours avant la mise bas peut être possible, mais  la prévention repose principalement sur le réchauffement artificiel des chiots nés de mères infectées.

Principaux facteurs de risque

les principaux facteurs de risque dans la dissémination des maladies en collectivités sont :

  • l'absence d'une vaccination régulière et appropriée (aucun calendrier des vaccinations n'est malheureusement transposable, le vétérinaire traitant devra adapter celui-ci au contexte de l'élevage canin, plus compliqué que celui du cas habituel d'un chien de compagnie vivant seul au sein d'une famille)

  • l'absence d'isolement des animaux malades

  • la période de reproduction (accouplements, avortements ou mise bas dans des locaux non isolés (les femelles excrètent alors un grand nombre de germes dans leurs secrétions vaginales ou dans le lait)

  • la période sensible (ou période critique) chez le jeune, après le sevrage et avant la vente, lorsque les anticorps maternels transmis après la naissance par la tétée au premier lait riche en immunoglobulines (colostrum) ne sont plus assez nombreux pour le protéger efficacement, mais suffisent à compromettre l'efficacité d'une vaccination précoce. de plus, le système immunitaire du chiot ne devient pleinement compétent que vers l'âge de 6 semaines

  • l'introduction directe dans l'élevage d'animaux provenant d'autres élevages ou de lieux de regroupement d'animaux (expositions, foires, concours...)

  • une hygiène défectueuse dans la gestion, la préparation, le stockage ou la distribution de la nourriture

  • l'eau stagnante ou la présence de terrains humides ou marécageux dans les élevages. certains élevages canins procèdent à l'élevage ou à la simple détention de palmipèdes; outre le fait que l'eau stagnante favorise l'apparition de certaines maladies dans ces élevages (leptospirose...), le risque accru de salmonellose, qui peut se révéler une zoonose redoutable, serait de nature à faire prendre des précautions sanitaires supplémentaires dans ce type de structure

  • l'absence de clôture autour de l'élevage, risquant de laisser pénétrer des animaux (chiens errants, renards, chats..;) potentiellement vecteurs de germes pathogènes. Pour de qui concerne la rage, cette maladie nécessite, pour se propager, un contact direct entre animaux sains et contaminés. L'existence de clôtures efficaces suffit ainsi à éviter tout risque

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