|
Accueil Remonter
| |
Avortement provoqué
Interruptions de gestation
ou avortement spontané
La femelle reste vide :
Principaux
stades de la gestation
-
fécondation des œufs : dans les oviductes ou trompes utérines
-
nidation
: dans l'utérus, 10 jours après avoir été fécondés
-
embryon
: de la nidation jusqu'au 33ème jour, on parle d'embryon tant que le petit à
naître ne ressemble pas encore à un chiot.
-
fœtus
: après le 33ème jour, on parle de fœtus, les organes, bien que petits sont en
place
-
résorption
embryonnaire : avant le 33ème jour
-
avortement
: après le 33ème jour
-
accouchement
prématuré : après le 50ème jour et avant la date normale
Détection d'une interruption de gestation
-
certitude de gestation : écographie, de préférence, pas
avant le 25 jours pour plus de certitude.
-
résorption embryonnaire : avant le 33ème jour, aucune
manifestation visible
-
résorption fœtale : entre le 33ème et le 40ème jour, les
fœtus sont rarement expulsés
-
avortement ; entre le 40ème et le 50ème jour
Origine d'une interruption de gestation
-
Causes non-infectieuses
-
anomalies chromosomiques : en fonction du gène touché ou
de la nature de l'anomalie, l'avortement sera plus ou moins tardif
-
incompatibilités génétiques, les saillies restent vides,
il faut changer de mâle
-
traumatismes, chocs graves au niveau de l'utérus
(perte complète ou partielle)
-
problèmes hormonaux
-
problèmes de santé de la mère
-
diabète
-
insuffisance rénale
-
maladie latente
-
......
-
causes infectieuses
Il est impératif de faire faire l’autopsie
des chiots décédés pour avoir une idée du problème
L’autopsie sera réalisée dans les heures qui
suivent le décès. Le cas échéant, s’il n’y a pas possibilité de contacter le
vétérinaire rapidement, vous pouvez conserver le fœtus ou le chiot dans un
réfrigérateur à 4°C. Attention, il ne faut pas congeler, sauf demande express du
vétérinaire (pour certaines recherches seulement)
FAQ
Question : Pour les vaches c'est surtout l'équilibre
minéral qui est important pour que la fécondation puis la gestation ait lieu,
cela a peut-être aussi une influence chez la chienne ?
Réponse : Peut-être, mais là encore, aucune étude
n’existe pour étayer ou écarter cette hypothèse. Ce qui est sûr aujourd’hui,
c’est que la prolificité de la chienne bat tous les records. Elle est d’environ
90% lorsque les conditions favorables à la reproduction sont respectées, tandis
qu’elle ne dépasse guère les 60% dans les espèces domestiques de rentes les
mieux gérées. Cela est à mettre en balance avec le fait que le cycle est
extrêmement long (7 mois) et que si cela ne marche pas cette fois ci, c’est
beaucoup de temps de perdu pour la chienne. D’un autre côté, nous constatons que
ces fameuses conditions favorables sont rarement respectées et que les taux de
réussite sont plutôt proches de 50% (en tout cas chez le Léonberg). En cause,
les saillies réalisées à un moment inapproprié, la qualité de la semence des
mâles retenus pour la reproduction plus pour leurs qualités physiques que leur
capacité à engendrer une descendance, les conditions de récupération de la
chienne que l’on souhaite faire reproduire fréquemment, … Tout cela contribue à
une diminution sensible des performances.
Question : Ma chienne
a résorbé tous ses chiots. Les prises de sang ont révélé une toxoplasmose.
Réponse : Toxoplasmose, leptospirose, néosporose, …
Toutes ces affections sont aujourd’hui incriminables dans des troubles de la
reproduction. Le mécanisme exacte par lequel ces agents infectieux interviennent
est pour autant toujours non élucidée : la première hypothèse restant souvent
liée à l’hyperthermie (même transitoire) que ces maladies peuvent entraîner, et
les résorptions qu’elles entraînent. On peut ainsi élargir la liste à d’autres
affections telles que la piroplasmose, la parvovirose, … qui n’ont aucune action
spécifique ou directe sur le fœtus et l’embryon, mais qui entraînent
systématiquement (sinon le plus souvent) une interruption de la gestation.
Question : Je me pose quelques questions au sujet de la gestation
de nos chiennes. J'entends de plus en plus ( et aussi lors de ma dernière
portée ) que lors d'une échographie on voit plusieurs chiots ( 4 , 5 , 6 )
et à la naissance il en reste 2 ou 3. I l y a donc résorption de chiots ,
savez vous pourquoi ?
Réponse 1 :En
France, les premiers spécialistes en reproduction canine sont Alain
Fontbonne et Samuel Buff, c’est donc très récemment que l’on étudie
sérieusement cet aspect.
-
Les propriétaires de femelles trouvent
normal de faire suivre de plus en plus les gestations. Ils veulent
savoir très tôt s’il y a des bébés …, rien de cela n’était possible il y
a quelques années.
-
En feuilletant les anciennes revues et
documents d’autrefois, on trouve 2 renseignements :
-
Il est dit que la femelle Léo est
prolifique parce qu’elle peut
mettre au monde 10 ou 12 chiots (c’est oublier toutes les
fois où il y en a moins ou pas du tout!)
-
Plus proche de la réalité, on annonce
50% voir 65% de saillies vides. (le suivi des chiennes n’existait
pas et donc pas d’étude des causes)
-
La moyenne des chiots par portées est
d'environ 6,5.
-
Si je ne me trompe, il y a de plus en plus
de propriétaires qui veulent faire reproduire leurs chiennes avec un
résultat
-
Pour l’échographie : voir Diagnostic
Dans une étude sur des chiens
semi-sauvages, ce qui m’a frappé,
-
c’est que les 8 chiennes observées ont
toutes eu des chiots
-
à 3 mois, 1/3 des chiots ont survécu
-
nous avons moins de chiennes gestantes
mais à 3 mois le taux de survie est très important. L’un dans l’autre,
nous arrivons à un quota de chiots à peu près identique. Y aurait-il une
régulation naturelle ? Bernadette
Réponse 2: Les causes de
résorption totale ou partielle de la portée chez la chienne sont encore très mal
connues. D’une part parce que cela fait peu de temps que l’on dispose d’outils
permettant de les mettre en évidence, d’autre part parce qu’il existe encore
trop peu d’études scientifiques pour élucider toutes les questions qui se posent
en matière de reproduction canine. Il faut bien comprendre que l’intérêt des
vétérinaires pour les chiens est globalement récent (moins de 30 ans), et que
l’intérêt des spécialistes en reproduction pour cette espèce est encore plus
récent…
Les moyens de diagnostic précoce, en particulier ceux qui se sont développés
avec l’amélioration des appareils d’échographie, permettent de mettre
aujourd’hui en évidence des cas de résorptions alors qu’autrefois seuls des
protocoles expérimentaux permettaient de confirmer l’existence de telles
interruptions partielles de la gestation chez la chienne (en regardant par
exemple l’utérus par cœlioscopie et en comptant le nombre de chiots à
l’arrivée). Nous savons donc que dans près de 20% des cas, même le meilleur
échographiste ne saura pas estimer de façon exacte le nombre de chiots à naître.
Le plus souvent, il y a surestimation parce que certaines ampoules fœtales
résorbent au cours du développement, parfois, il y a sous estimation parce que
le décompte a été envisagé trop précocement pour que toutes les ampoules puisent
être visualisées avec le matériel utilisé.
Pour ce qui concerne les causes de ces résorptions précoce, qui n’ont rien à
voir avec un véritable avortement (plus tardif – c'est à dire après 45 jours de
gestation -, et toujours accompagné de l’expulsion d’un chiot), les hypothèses
sont nombreuses et découlent de ce que l’on connait dans d’autres espèces. Elles
n’ont toutefois pas toutes été validées chez la chienne. On peut citer ainsi :
- une interruption du développement
embryonnaire pour cause d’incompatibilité du programme génétique du fœtus
avec la survie de celui-ci ;
- des agents infectieux ou toxiques
qui induisent une mortalité embryonnaire précoce ;
- une altération de l’état général
de la mère ou des atteintes métaboliques graves qui empêchent le
développement harmonieux des fœtus (cela peut aller de différentes maladies
à la véritable malnutrition) ;
- l’insuffisance lutéale qui conduit
a priori toujours à la résorption de l’ensemble de la portée…
Lorsqu’il y a résorption, il y a
toujours autolyse sur place de l’embryon et des annexes composant l’ampoule
fœtale. Il n’y a donc jamais de signe clinique, ni altération de l’état de la
chienne : c’est pour cela que le diagnostic étiologique est d’autant plus
délicat à réaliser. Cette situation est très différente d’un avortement !...
Question : Quand il y a résorption, souvent, les éleveurs émettent des
doutes à propos de l'alimentation. Qu'en pensez vous?
Réponse 1:
Comme il y a 2 ou 3 grandes marques
en France qui monopolisent le marché et 3 ou 4 secondaires qui les talonnent
d’assez près, il est très facile de trouver un nombre de personnes donnant la
même marque.
Personnellement je redonne une
alimentation mixte. Je peux comparer entre une alimentation tout croquettes et
moitié/moitié
-
Je ne trouve aucun changement sur la
prolificité,
-
La digestion est meilleure
-
C’est plus contraignant de préparer un repas
familial et cela demande du temps
-
Ma comptable trouve une nette économie sur les
frais vétérinaires et sur les frais alimentaires
Sur les 5 personnes qui ont perdu
leur portée complète (où tout comme) dans les 48h et qui ont accusé la marque,
-
1 propriétaire donnait R...
-
1
propriétaire donnait P....
-
1
propriétaire n’a jamais pu me dire
comment était nourri la chienne et les chiots (ils étaient en contrat
d’élevage !)
-
1
propriétaire donnait H...
-
1
propriétaire donnait un mélange
Bernadette
Aujourd’hui, il n’y a aucune raison d’incriminer une marque d’aliment
plutôt qu’une autre dans les éventuelles difficultés de reproduction
rencontrées. Ceux qui prennent pour exemple le fait qu’ils ont vu disparaitre
leurs difficultés en changeant de marque oublient en passant que les matières
premières sont quasi strictement les mêmes d’un fabriquant à l’autre, tant que
l’on reste dans le même niveau de qualité : elles sont achetées chez les mêmes
fournisseurs, proviennent des mêmes lots d’animaux ou de céréales, … et sont
alternativement destinées à l’un ou l’autre selon les lois de l’offre et de la
demande des marchés. Les compositions des aliments sont sensiblement les mêmes,
en particulier lorsque l’on se souvient qu’une variation de 2 points sur les
pourcentages des matières premières est tolérée par la loi : un aliment
contenant 28% de protéines est légalement le même qu’un aliment contenant 32% de
protéines puisque tous les deux peuvent contenir les mêmes 30% de protéines sans
que le consommateur ne puisse invoquer une fraude quelconque. Seuls diffèrent
sensiblement le marketing et l’ensachage… en dehors de quelques menus détails
Ce qui est certain, c’est qu’il existe une relation directe entre
malnutrition et déficit de reproduction. De même, de mauvaises conditions de
stockage des aliments peuvent endommager la qualité de celui-ci et faire
apparaître un certain nombre de carences : pourquoi pas dans le domaine de la
reproduction ? Là encore, restons prudent, car il n’existe aujourd’hui pas de
preuve scientifiquement établie d’un lien quelconque entre la composition d’un
aliment et d’éventuelles répercutions sur la fonction de reproduction chez le
chien. Tout au plus disposons nous de données sur l’impact nutritionnel sur la
reproduction de la truie ou de la vache, mais rien de consistant chez nos
compagnons à 4 pattes..
Question : Quand il y a rétention du placenta et rupture
du cordon ombilical à l’intérieur le la femelle, est ce que cela pourrait donner
des phénomènes de résorption
Réponse :
- La résorption embryonnaire se produit avant le 45e jour de gestation : elle
correspond à un « avortement » sans aucun signe clinique. Il n’y a donc pas
de rétention placentaire dans ce cas là…
- Lors d’avortement tardif, il
arrive par contre que les placentas soient moins facilement expulsés parce
que l’utérus est généralement moins apte à se contracter. Les rétentions
placentaires sont donc généralement plus fréquentes lors d’avortement que
lors d’une mise bas à terme.
- Enfin, il n’existe pas de description d’une rupture précoce du cordon
ombilical ayant entraîné un avortement. La rétention fait bien suite à une
mise bas ou un avortement : elle n’en est pas la cause.
Question : cela fait fait 2 fois que ma chienne
Léonberg avorte ou reste vide savez vous pourquoi?
Réponse : D’après ce que je sais, il est toujours difficile de dire
comme cela, pourquoi une chienne ne porte pas ou avorte. Il peut y avoir
beaucoup de facteurs très divers.
Il faut d’abord éliminer tous problèmes de :
- date mal calculée pour la
saillie, vérifier le taux de progestérone plusieurs fois pendant les
chaleurs, le vétérinaire a besoin de comparer les résultats (le
résultat par coloration est moins fiable chez le léo que celui par
numération)
- problèmes liés au mâle :
santé, fatigue, maladie sexuellement transmissible, incompatibilité
avec la femelle, prolificité insuffisante ou durée de vie limitée
pour les spermato (demander un spermogramme) etc.
- problèmes liées à la
femelle : santé, fatigue, fausses chaleurs, vaginite, problèmes
hormonaux thyroïdiens ou autres, souvent responsables de la
résorption des ampoules.
- problèmes psychologiques,
refus de ce mâle, sentiment d’être en position dominée par rapport à
la chef de meute (sa maîtresse) et par conséquent pas de bébés mais
des grossesses nerveuses pour nourrir les « chiots » de la
dominante, etc.
- problèmes alimentaires,
canicule, faux printemps, nuages radioactifs…
- etc., etc., etc.,,,,
Il y a beaucoup de possibilité. 50% des saillies restent vides,
beaucoup de femelles gestantes résorbent les ampoules, les avortements
passent souvent inaperçus, les pertes vers le 11 jours ne sont pas à
relier systématiquement à un avortement.
L’étude approfondi de la reproduction canine est très récente. Il y
a beaucoup de points de comparaison avec la reproduction humaine (points
communs à tous les mammifères ?)
Accueil Santé
Reproduction
|