Eclampsie

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Eclampsie 

 

Symptômes

 

Elle peut se déclarer quelques jours après la mise bas. La chienne devient agitée, anxieuse, nerveuse... Elle peut avoir :

  • des tremblements

  • des boiterie

  •  des crampes

  • des difficultés pour se déplacer

  • haleter fortement

  • ne plus manger

  • refuser de s'occuper de ses chiots

  • tomber

  • avoir des raideurs musculaires généralisées

  • avoir des convulsions

  • une très forte fièvre

  • un coma ou décéder

 

Vous devez avertir votre vétérinaire rapidement et en attendant son intervention, vous isolez la chienne au calme sans les chiots, de préférence dans l'obscurité. Si la fièvre est très forte (plus de 40°) recouvrez la avec une serviette éponge mouillée.

Soins

Votre vétérinaire appréciera le degré d'atteinte et pourra :
  • faire des injections de calcium
  • donner des anticonvulsivants
  • faire des examens complémentaires

Les chiots seront biberonnés avec du lait maternisé

l'alimentation de la chienne sera adaptée

Prévention

Donner une alimentation spécifique pour une femelle gestante

Attention aux suppléments calciques administrés trop tôt, trop tard ou trop longtemps

 

 

FAQ

 

Question : Ma femelle Léonberg a fait une crise d’éclampsie et elle a eu des chiots morts nés qui perdaient du sang par le nez et la gueule. Elle va mieux, elle a repris 3 kg, le seul petit hic, c'est qu'il resterait encore des matières dans l'utérus d'après l'écho de ce matin...Qu'en pensez vous? Y a-t-il un lien avec de la toux de chenil qui traîne quand on fréquente les expositions?

Réponse : votre question est d’ordre général, ma réponse aussi, elle englobe plusieurs possibilités et se ne sont pas les seules! Il faut, bien sûr faire le tri et voir s’il y a des points qui pourraient correspondre

Il faut absolument faire évacuer ce qui reste, vous risquez avoir une chienne qui devienne stérile ou au pire qui fasse un pyomètre ou qui décède.

« Il est rare qu’une chienne du gabarit Léonberg puisse faire une crise d’éclampsie, sauf si elle a subit un véritable surdosage en calcium pendant sa gestation. Le syndrome hémorragique observé chez les chiots est plutôt évocateur d’une septicémie faisant intervenir une bactérie hémolytique, à moins qu’il ne s’agisse d’une carence grave en vitamine K (observée chez les chiennes ayant été nourries pendant la gestation avec des aliments de mauvaise qualité et particulièrement mal conservés). Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas lieu d’évoquer un lien quelconque avec la toux de chenil ou les déplacements en exposition. Il faut réellement se recentrer sur les conditions d’hygiène au moment de la mise bas (pour les chiots) et la qualité du régime alimentaire (pour la chienne et éventuellement les chiots) ».

Pour ce qui est de l’hygiène au moment de la mise bas, en général, il s’agit souvent d’une infection qui passe par le cordon ombilical  (ligature ? manque de désinfection au moment de la mise bas et dans les jours qui suivent ?)  Il peut s’agir aussi  des microbes, bactéries et autres que nous transmettons par nos mains en touchant les chiots. (C’est une des raisons qui font qu’instinctivement, les chattes cachent leurs bébés)  Bernadette


 
Question : j'entends souvent dire qu'il faut faire attention à la crise d'éclampsie après la mise bas. Qu'est ce que c'est?
Réponse :  Voici un petit résumé concernant la crise d’éclampsie chez l'humain (heureusement rare aujourd’hui chez nous) et quelques informations sur la pré éclampsie (beaucoup plus fréquente). Lorsque, malgré le traitement et les mesures prises le phénomène pré éclamptique s’aggrave , on peut être amené à provoquer l’accouchement avec de l’ocytocine en perfusion  intraveineuse ou à pratiquer une césarienne.
 
La crise d’éclampsie est un syndrome convulsif généralisé (très analogue à la crise d’épilepsie) qui s’observe en fin de grossesse, parfois en cours de travail, plus rarement dans le post-partum. C’est essentiellement une complication de la dysgravidie (ou pré éclampsie ou toxémie), mais elle peut aussi s’observer en dehors de celle-ci, chez les rénales et les hypertendues. Les troubles vaso-moteurs à type de vaso-constriction ischémiante (c'est à dire insuffisance de la circulation du sang par constriction des vaisseaux) semble être directement à l’origine de l’accès convulsif, en liaison avec une poussée hypertensive. A l’occasion de cette poussée, des spasmes vasculaires, localisés ou disséminés, sont générateur d’ischémie cérébrale, rénale, rétinienne, notamment. La crise est marquée d’abord par des contractions rythmiques involontaires de la face et des membres supérieurs, puis par un état de contracture généralisée qui dure 30 secondes (membres inférieurs raidis en extension, membres supérieurs en flexion poings serrés, thorax bloqué, face figée, yeux révulsés, langue souvent mordue), puis rapidement surviennent des mouvements désordonnés : membres projetés de façon anarchique, face grimaçante, pendant 1 à 2 minutes. Cette dernière phase est suivie par un coma d’1 à 2 heures et un retour à la conscience sans souvenir de ce qui vient de se passer. Il n’y a ordinairement pas d’émission involontaire d’urine pendant la crise.(en l’absence de prise en charge médicale rapide, le pronostic est généralement très sombre pour mère et fœtus) 

Etiopathologie de la pré éclampsie : par certains côtés, elle reste encore mystérieuse. Il est certain que le point de départ se situe au niveau de l’unité utéro-placentaire puisque l’évacuation utérine entraîne une amélioration rapide de la symptomatologie et un retour progressif à la normale. L’ischémie (diminution du flux sanguin) utéro-placentaire semble être le point de départ. Si ses causes sont peu claires (problème d’ordre immunologique ? action de l’hyperpression intra-utérine qui expliquerait la survenue en fin de grossesse et l’aggravation par la gémellité ?), les effets de l’ischémie utéro-placentaire sont mieux connus : diminution de l’élaboration de substances intervenant dans la vaso-régulation, d’où tendance à l’hypertension artérielle ; formation d’embols trophoblastiques migrants dans la circulation générale et responsables de phénomènes de coagulation intra-vasculaire, notamment au niveau des reins (d’où protéinurie). Elisabeth

 

 

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