Comp. chiots
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Le développement comportemental du chiotPériode prénatale
Le chiot, encore dans le ventre de sa mère, est capable de réagir aux stimuli extérieurs. Ainsi, il a été démontré que des jeunes animaux issus de mères stressées pendant la gestation présentent des réactions émotionnelles plus importantes et sont moins performants aux tests d’apprentissage que des chiots témoins. Inversement, il semble qu’une mère caressée pendant la gestation engendre une portée plus docile.
Période néonatale et période de transition
Elles se succèdent de 0 à 28 jours et correspondent au développement du système nerveux et des organes sensoriels. La période néonatale se termine avec l’ouverture des yeux et la période de transition dont le début n’est pas clairement défini se termine avec l’apparition du réflexe de sursautement. Le chiot va passer d’une vie uniquement consacrée à l’alimentation et au sommeil à une vie plus active et un comportement exploratoire important. C’est au cours de ces périodes que le chiot va définir ses références sensorielles : c’est l’établissement de l’homéostasie sensorielle , c’est-à-dire un état d’équilibre dans lequel le chiot n’aura aucune réponse émotionnelle à toute stimulation dont le niveau est inférieur au seuil de référence préétabli. Un défaut de stimulation pendant cette période fera que le chiot définira des seuils de stimulation trop bas et donc présentera des réactions émotionnelles exacerbées (cette situation constitue la définition du syndrome de privation que nous exposerons plus loin). Au cours de la période de transition, les derniers éléments sensoriels sont acquis, l’attachement du chiot à sa mère se développe et le processus d’imprégnation, l’apprentissage de l’espèce à laquelle le chiot appartient, débute.
Période de socialisation
Elle est caractérisée par la fin de l’imprégnation et l’acquisition des autocontrôles, de la communication, de la hiérarchisation et du détachement. Pendant cette phase le chiot finit d’apprendre à reconnaître l’espèce à laquelle il appartient. Cet apprentissage persiste jusqu’à l’âge de 3 mois. Jusqu’à maintenant, le comportement du chiot n’était régulé que par l’intensité du stimulus. Au cours de cette période il apprend à réguler l’intensité de sa réponse en fonction des réponses de l’environnement : par exemple la force de sa morsure est régulée par les cris de ses congénères. Un défaut d’acquisition des autocontrôles risque d’engendrer un syndrome HSHA (hypersensibilité-hyperactivité). Les chiens adultes ont un rôle essentiel dans la socialisation des chiots et il sera difficile de bien les socialiser s’ils sont séparés trop tôt de leur mère (avant 7-8 semaines). La communication s’effectue par les canaux sensoriels olfactif, auditif, visuel et tactile. Il y a mise en place des rituels (séquences comportementales définies) qui sont la réorientation de comportements élémentaires le plus souvent liés à des fonctions vitales qui suite à des modifications de leur organisation séquentielle perdent leur fonction initiale pour acquérir une fonction de communication. Des rituels s’établissent au sein de la meute et ils ont un effet apaisant. La modification de ses rituels est très perturbant pour les chiens qui changent souvent de propriétaires. La hiérarchisation s’établit autour de trois pôles principaux :la nourriture, l’espace et la sexualité. Pour caricaturer, le dominant mange en premier et ne partage pas, il vit au centre du groupe et est le seul à exprimer sa sexualité. Les apprentissages liés à la socialisation s’effectuent pendant une période appelée période sensible ou période critique : pendant cette période, la socialisation dite primaire se fait rapidement et facilement, elle est presque irréversible. En dehors de cette période, elle peut se faire éventuellement mais beaucoup moins aisément : c’est la socialisation secondaire, moins stable et moins parfaite .
La socialisation interspécifique
Elle correspond à l’apprentissage des « espèces amies ». Des expériences ont montré que le chiot présente une phase d’attraction qui débute à la fin de la 3ème semaine. Durant cette phase, le chiot est attiré fortement vers tout ce qui lui permet d’interagir. Il apprend, mémorise et retient les caractéristiques supra-individuelles ou spécifiques. Le chiot généralise. Il entretiendra de bonnes relations avec ces espèces pendant toute sa vie. Mais la généralisation est plus difficile que pour la socialisation intra spécifique : par exemple pour être bien socialisé à l’homme le chiot a besoin d’être mis en contact avec des personnes de caractéristiques différentes (âge, sexe, origines). Vers l’âge de 5 semaines, le phénomène d’attraction commence à diminuer et apparaît alors le phénomène inverse : la phase d’aversion. Le chiot commence à craindre les espèces inconnues. Il ne peut pas apprendre à communiquer ni à interagir avec elles. Il ne réalisera donc pas d’attachement vis-à-vis de ces espèces et pourra même se comporter en prédateur si elles sont de petite taille (chat, nourrisson) . A partir de la 7ème semaine, la socialisation interspécifique devient difficile à réaliser et à 14 semaines elle est quasi impossible : c’est une socialisation secondaire (apprivoisement) qui se mettra en place. Autour de la 8ème semaine le chiot est tellement sensibilisé à l’environnement qu’il peut subir une empreinte de crainte. Une erreur lourde d’éducation peut fixer une attitude craintive presque avec un seul stimulus. Or c’est à cette période que le chiot quitte l’élevage ce qui correspond à un grand stress pour le chiot (perte de sa mère, arrivée dans un endroit inconnu avec des personnes inconnues). A défaut de pouvoir légalement céder le chiot à la 7ème semaine, il sera préférable de le laisser partir à une période moins critique, c’est à dire vers la 9ème ou la 10ème semaine. Si l’apprentissage social dans l’élevage est correct, les répercutions sur le chien seront minimes . De toute façon, l’acquéreur du chiot doit continuer la socialisation et ne doit pas l’isoler car la socialisation interspécifique risque alors d’être médiocre.
Le détachement
C’est un élément déterminant de la vie sociale du chiot. Vers 4 ou 5 mois, la mère accepte moins que les chiots dorment vers elle et les repousse de plus en plus. Les mâles sont repoussés en zone périphérique plus tôt que les femelles. Les chiennes peuvent être tolérées plus longtemps près de la mère, parfois jusqu’à leurs 2èmes chaleurs . Le chiot passe alors d’un attachement à la mère à un attachement au groupe. Au moment de l’acquisition du chiot, le détachement n’est pas encore totalement fait et le chiot s’attache à un membre de la famille d’accueil. Vers 4-5 mois, la personne doit provoquer le détachement au risque de voir apparaître des problèmes de hiérarchie et d’hyper attachement.
Les tests de caractères du chiot
Les tests de caractères ont été élaborés pour permettre à l’acheteur de choisir son chien en fonction de l’utilité future du chien (défense, compagnie,...) et de son propre caractère . Il en existe un grand nombre, les plus connus étant ceux de Campbell et de Toman. Ce sont d’ailleurs les plus faciles à réaliser par l’acheteur. En résumant, ils permettent d’observer les réactions d’un chiot face à une situation inconnue. Le problème de ces tests est que leur validité n’a pas été établie. Une étude montre qu’ils sont plus ou moins valables selon la race, qu’il faut un panachage de plusieurs tests pour se faire une idée du caractère du chien, et que celui-ci n’est définit que dans ces grandes lignes (calme, soumis, dominant, peureux). Ces tests devraient être réalisés entre 45 et 50 jours car à cet âge, les organes des sens sont fonctionnels, la motricité est suffisamment développée et la maturation du système nerveux central est suffisante. L’essentiel de l’expérience précoce est acquis et les effets de l’éducation sont encore faibles. Cependant une autre étude portant sur 630 Bergers Allemands montre que ces tests réalisés à 8 semaines ne sont d’aucune utilité pour évaluer les aptitudes ou le caractère d’un chiot car à cet âge, il y a une grande variation dans la maturité des chiots entre les différentes portées ce qui fausse les résultats. De même l’influence maternelle semble découler du même processus. L’héritabilité de certains comportements (activité, traction sur la corde) semble élevée. – Les conditions du développement du chiot sont donc très importantes. Faute de stimulations suffisantes, les valeurs de référence sensorielles seront insuffisantes et le chiot aura des difficultés à évoluer dans l'environnement familial auquel il est destiné. Par ailleurs, la période de socialisation est d’une importance capitale car elle conditionne en grande partie l’avenir de l’animal. L’éleveur est donc le principal responsable du comportement du chiot qu’il vend. Une décision de justice l’a bien montré : un éleveur ayant vendu un chiot présentant un syndrome de privation a ainsi été condamné ; ce syndrome pourrait d’ailleurs être ajouté à la liste des vices rédhibitoires. Même si le comportement est, pour une part, déterminé génétiquement (forte héritabilité de l’agressivité, influence de la race) on comprend que l’environnement précoce est déterminant. En passant régulièrement un moment avec les chiots et en les observant attentivement, l’éleveur est capable d’appréhender les différentes personnalités de chacun. Lequel est le plus dynamique, le plus calme, à tendance à être dominant ou soumis, craintif ou fonceur ? Quand on le prend se laisse-t-il aisément faire ou gigote-t-il sans interruption jusqu’à être remis par terre ? Apprécie-t-il le contact ? Est-il surpris, effrayé ou intéressé par les bruits, comme un claquement de doigts ou les mouvements brusques ? Comme nous l’avons vu, il existe de nombreux tests et examens susceptibles de permettre une évaluation fiable du chiot. Il ne faudra toutefois pas oublier que la réponse à chaque test ne sera valable qu’au jour de l’examen, à un stade particulier de la vie du chiot, et que son environnement futur aura bien des influences tant positives que négatives sur sa vie et son accomplissement. Aussi, quelle que soit la méthode de sélection choisie, l’éleveur ne pourra espérer un développement harmonieux du chiot sans soins attentifs.
FAQ Question : Jusqu'à quel âge est-il indispensable qu'un bébé léo soit avec sa mère afin d'être "équilibré" ou à tout le moins pour qu'il puisse partir dans une famille humaine avec les acquis indispensables que sa maman lui transmet? Certains diront le plus longtemps possible, c'est ce que je pense moi, mais le mini c'est quoi? je sais que mon léo a été séparé définitivement vers 6-7 semaines de sa maman et il me semble qu'il y a certaines choses dans son comportement qui peuvent venir de là, c'est pour cela que j'essaye de savoir ce qui est "bien" pour eux bébés. Réponse : Cela dépend des raisons de la séparation et comment elle a eu lieu.
Si le chien présente des problèmes de comportement cela peut venir,
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